Pour sa famille et sa communauté

Dans une minuscule cabane faite d’ardoises de fer-blanc et de capsules de bouteilles, Michel St. Anne passe ses journées à s’occuper de son épicerie et de son snack.

Mme Michel a créé son entreprise en 2008, alors qu’elle vivait dans le centre-ville de Port-au-Prince avec son mari et ses trois enfants. Avant de créer une épicerie et un snack, elle vendait du détergent pour vêtements dans les rues de Port-au-Prince. Parfois, elle cuisinait des aliments, comme des châtaignes grillées, et les vendait dans les rues de la ville.

Après le tremblement de terre dévastateur de 2010, Michel et sa famille ont tout perdu. “C’était la période la plus difficile de ma vie et je n’étais pas en mesure de bien gérer mon entreprise”, dit-elle.

La famille s’est installée dans l’ancien quartier de son mari, dans les collines tranquilles de Carrefour, en Haïti. Alors que la famille construit sa nouvelle maison, Michel souhaite reprendre son activité d’épicière. Après avoir construit une cabane en tôle sur le côté de sa nouvelle maison, elle a pu reprendre son activité.

Quelques années après avoir repris son épicerie, Michel avait besoin de fonds pour approvisionner son petit magasin, mais ne savait pas vers qui se tourner. Elle a entendu parler des petits prêts de FINCA par ses voisins qui l’ont invitée à rejoindre leur groupe de la Banque du village. Après avoir reçu son premier prêt au début de l’année 2015, Mme Michel a pu réapprovisionner son magasin en produits d’épicerie et en châtaignes.

“Le prêt de FINCA m’a permis d’aller de l’avant, car je n’avais aucune autre aide”, explique-t-elle.

Les bénéfices de son entreprise l’aident à payer les frais de scolarité de ses enfants et les dépenses du ménage. Michel essaie aussi d’économiser l’argent qu’elle peut. “Avant, il était plus difficile de subvenir aux besoins de la famille”, dit-elle. “Maintenant, il est plus facile de donner à ma famille ce dont elle a besoin.

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Avec l’aide d’un second prêt de FINCA, Michel a eu un impact important sur sa communauté. Dans son quartier vallonné, l’accès à l’eau potable est limité. Les membres de la communauté doivent parcourir de longues distances pour avoir accès à de l’eau propre et sûre pour leurs maisons. Michel et son mari ont construit un grand réservoir près de leur maison pour stocker de l’eau propre. Le réservoir est régulièrement rempli par un camion de la compagnie des eaux. Elle vend ensuite l’eau propre par seau à ses voisins et aux ouvriers de la communauté.

Michel a des rêves pour son petit magasin. Outre l’accroissement de son stock, elle souhaite abriter ses produits dans une structure en béton. Dans la chaleur étouffante de l’été, Michel trouve qu’il est très inconfortable de travailler dans sa cabane. En attendant, elle fait vivre sa famille avec son épicerie et son entreprise de réservoirs d’eau.