Le pouvoir des systèmes inclusifs : Répondre aux besoins des femmes entrepreneurs dans les économies en développement

FINCA Canada, en partenariat avec le gouvernement du Canada, conçoit des projets et des services uniques pour répondre aux besoins des femmes entrepreneurs dans les économies en développement.

Sally Yacoub les appelle les “anonymes” de l’économie : les femmes entrepreneurs dans les pays en développement.

Dans les pays à faible revenu et les pays ruraux, les femmes sont généralement exclues de l’économie mondiale. Ils ne sont pas habilités à prendre des décisions financières.

Grâce à son travail avec FINCA Canada, Mme Yacoub contribue à changer cette situation.

Sally-Yacoub

Yacoub est chargée des questions d’égalité entre les hommes et les femmes. Elle décrit son rôle comme étant “d’apporter les expériences des femmes et des hommes sur un pied d’égalité afin de s’assurer que les projets, les produits et les services répondent aux intérêts et aux besoins de tous”. Toutefois, M. Yacoub admet volontiers que cela implique souvent d’offrir des opportunités spécifiques aux femmes. Elle souligne que cela est essentiel pour aider les femmes d’affaires des économies en développement à surmonter les nombreux obstacles culturels et sociétaux auxquels elles sont confrontées, tels que le manque d’éducation formelle et l’accès limité aux services financiers.

Dans de nombreuses familles nombreuses, seuls les garçons vont à l’école. Les filles grandiront dans l’analphabétisme et n’apprendront que des rudiments de mathématiques. En outre, de nombreuses femmes dans les économies en développement, en particulier dans les régions les plus pauvres, n’ont pas d’actifs à leur nom – elles ne possèdent pas de biens et n’ont pas de compte bancaire. Ces faits peuvent les empêcher d’accéder à un prêt auprès d’une institution financière traditionnelle. Les banques traditionnelles les considèrent comme un risque trop important. “Souvent, les banques ne sont pas intéressées par le fait de servir les segments à faibles revenus ou défavorisés”, explique M. Yacoub. C’est là que FINCA Canada a un impact. “Grâce aux programmes de microfinance de FINCA Canada, nous nous efforçons de faire en sorte que ces entrepreneurs soient inclus.

FINCA Canada considère ces entrepreneurs sous un angle différent.

Par exemple, elle reconnaît que les propriétaires d’entreprises du marché communautaire partagent un atout puissant : la confiance mutuelle. Ces entrepreneurs travaillent jour après jour en face des étals des uns et des autres. Ils connaissent l’éthique de travail et la crédibilité de l’un et de l’autre et sont donc prêts à cosigner des prêts. FINCA accorde des prêts de groupe aux propriétaires d’entreprises, ce qui permet à chaque femme de donner à l’autre les moyens de réussir et à l’ensemble de la communauté d’en bénéficier.

Avec chaque prêt, FINCA Canada atténue son risque en offrant à ses clients une formation au développement des compétences, comme la comptabilité de base. Cela renforce la confiance en soi et aide les clients à prendre de meilleures décisions commerciales.

Avec plus de 16 ans d’expérience dans le service et le soutien aux populations des pays en développement, Yacoub a vu de ses propres yeux le pouvoir de transformation de l’inclusion financière.

J’ai beaucoup de chance d’avoir vu comment le secteur financier peut vraiment avoir un impact sur la vie des personnes les moins favorisées, en particulier les femmes. Elle peut avoir un impact immédiat sur toute la famille.

Lorsque les femmes ont accès au capital, les gains se répercutent sur l’ensemble de la communauté. Les femmes chefs d’entreprise ont tendance à consacrer leurs revenus à la maison, à l’alimentation et à l’éducation de leurs enfants. Ainsi, chaque dollar prêté contribue indirectement à la santé et à l’éducation de la génération suivante, mais une approche non traditionnelle du risque et du prêt est nécessaire.

Mme Yacoub utilise actuellement son expertise pour aider FINCA Canada à évaluer ses programmes en Haïti et en République démocratique du Congo. Elle déterminera comment améliorer la programmation et les services pour les clients et le personnel. Bien qu’elle se réjouisse de cette nouvelle opportunité, Mme Yacoub est sûre d’une chose :

Ne faites pas de suppositions sur les besoins des personnes à faibles revenus. Nous voulons agir uniquement comme un pont entre nos services et nos clients. Il est essentiel que nous donnions à nos clients les moyens de mieux contrôler leur vie.

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