Des prêts de microfinance pour une reprise durable – plus que jamais nécessaires !

L’impact de la pandémie dévaste le monde en développement et menace des décennies de progrès vers la réduction de la pauvreté. Début octobre, la Banque mondiale a indiqué que le COVID-19 devrait faire basculer 88 à 115 millions de personnes supplémentaires dans l’extrême pauvreté cette année, le total pouvant atteindre 150 millions d’ici 2021, selon la gravité de la contraction économique. Cette situation a pour effet d’accroître l’insécurité alimentaire, le Programme alimentaire mondial (PAM) prévoyant que le nombre de personnes menacées de famine doublera pour atteindre 260 millions.

Avec le blocage des administrations, nombre de nos clients, propriétaires de petites et micro-entreprises dans les domaines des services de détail, du commerce et de la production à petite échelle, seront les plus durement touchés par les effets de la pandémie. Si de nombreuses personnes perdent leur capacité à gagner un revenu, les progrès vers l’inclusion financière pourraient être réduits à néant, des millions de personnes se retrouvant une fois de plus exclues financièrement en raison d’un mauvais historique de remboursement et d’une dégradation de leur cote de crédit. Il est important de noter que les effets du COVID-19 affecteront de manière disproportionnée les femmes dans de nombreux domaines socio-économiques, notamment la violence domestique, l’accès à la santé, la sécurité alimentaire et l’inclusion financière.

Le rôle de la microfinance dans les efforts de relèvement en cas de pandémie

Malgré l’impact négatif du COVID-19 sur les institutions de microfinance, il est clair que les prêts aux pauvres peuvent jouer un rôle essentiel dans les efforts de redressement à long terme. Comme l’a souligné The Economist, “pour les prêteurs de la microfinance, COVID-19 est une menace existentielle et pourtant, dans le monde post-pandémique, les pauvres du monde auront plus que jamais besoin d’eux“.

Du côté positif, COVID-19 accélérera considérablement l’inclusion financière numérique nécessaire pour fournir un accès indispensable et plus sûr aux transferts d’argent et à d’autres services financiers sans contact. Selon la Banque mondiale et d’autres grandes institutions de développement, pour limiter les dégâts et construire une reprise solide, il faut “des progrès plus rapides en matière de connectivité numérique et une expansion majeure des filets de sécurité en espèces pour les pauvres en mettant en place des mesures de relance très ciblées pour aider à relancer la croissance. Il s’agit notamment d’efforts visant à maintenir le secteur privé et à fournir de l’argent directement aux gens, afin de permettre un retour plus rapide à la création d’entreprises après la fin de la pandémie. Pendant la période d’atténuation, les pays devraient s’efforcer de soutenir l’activité économique en apportant un soutien ciblé pour fournir des liquidités aux ménages.

FINCA Canada ajuste ses opérations pour soutenir les efforts de redressement

C’est exactement ce que fait FINCA Canada en continuant à soutenir les efforts d’inclusion financière tout en s’adaptant aux défis et aux changements des besoins des clients posés par la pandémie. Le directeur exécutif de FINCA Canada, Drew Boshell, a déclaré

Le travail de FINCA Canada est plus que jamais nécessaire et c’est pourquoi nous adaptons notre façon de travailler pour soutenir les efforts de récupération. Il s’agit notamment de mettre en ligne notre formation à l’éducation financière, de travailler avec nos partenaires pour restructurer les prêts existants, d’accroître le soutien aux outils bancaires numériques pour permettre des transactions sûres et d’accorder des prêts d’urgence à ceux qui en ont besoin, en mettant l’accent sur les femmes qui sont touchées de manière disproportionnée. Avec le soutien de notre communauté, nous pouvons aider des millions de personnes à reconstruire un avenir plus fort et plus résilient.