3 raisons pour lesquelles nous devons donner plus de pouvoir aux femmes rurales

Les femmes rurales sont extrêmement importantes. Ils contribuent à la sécurité alimentaire, à l’amélioration de la nutrition dans leurs communautés et au développement des économies dans le monde entier. En effet, les femmes rurales représentent 43 % de la main-d’œuvre agricole dans les pays en développement.

Pourtant, les femmes rurales constituent également l’un des groupes les plus marginalisés et les plus pauvres au monde. Elles ne possèdent pas de terres, ont des taux d’analphabétisme plus élevés et gagnent nettement moins que leurs homologues masculins.

À l’occasion de la Journée internationale de la femme rurale (15 octobre), découvrez pourquoi ces femmes doivent être économiquement autonomes.

1. Les femmes rurales ne possèdent pas de terres

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Les femmes représentent près de la moitié de la population agricole mondiale, mais seulement 20 % d’entre elles sont propriétaires des terres sur lesquelles elles travaillent. Dans de nombreuses familles, la propriété des exploitations agricoles est transmise aux hommes de la famille. Certaines femmes cultivent des terres communales ou travaillent comme journalières dans des plantations plus importantes.

Dans de nombreux pays, les lois empêchent les femmes de posséder des terres. Souvent, même lorsque les femmes rurales possèdent leurs propres terres, celles-ci sont de mauvaise qualité et ne sont pas cultivables.

Lorsque les femmes sont propriétaires des terres qu’elles cultivent, elles peuvent prendre de meilleures décisions pour développer leur entreprise. Elles acquièrent également le pouvoir de contribuer à la prise de décision au sein de leur foyer et de leur communauté.

2. Les femmes rurales ne savent pas lire et écrire

Plus de la moitié des femmes rurales des pays en développement sont analphabètes. Sans compétences de base en lecture et en écriture, ces femmes ne peuvent pas s’engager dans le commerce, la formation professionnelle ou l’accès aux ressources technologiques pour développer leurs exploitations. Ils sont également moins susceptibles d’investir dans les progrès de l’agriculture moderne, tels que les outils mécaniques.

En dehors du secteur agricole, les femmes rurales analphabètes sont cantonnées à des emplois informels et mal rémunérés, ce qui les empêche d’épargner pour leur famille.

3. Les femmes rurales ont besoin d’un accès financier

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Les chances d’une femme rurale d’obtenir un crédit pour soutenir son entreprise agricole sont nettement inférieures à celles d’un homme. L’achat de matériel agricole, d’engrais et de semences peut s’avérer coûteux. Des études montrent que si les femmes rurales avaient le même accès aux ressources économiques que les hommes – comme les prêts agricoles – elles pourraient augmenter leur production agricole de 20 à 30 %.

Depuis des décennies, FINCA permet à des millions d’agricultrices d’accéder aux prêts dont elles ont besoin pour acheter des fournitures et du matériel pour leurs exploitations. Grâce à une aide financière, ces femmes ont pu développer leurs activités agricoles, augmenter leur rendement et subvenir aux besoins de leur famille.

Anarda Virginia Dávila Núñez est l’une de ces femmes. Dans un petit village du Honduras, Anarda possède environ 17 acres de terre, dont seulement la moitié est cultivable. La ferme n’est pas très rentable, mais Anarda est fière de ce qu’elle possède et de ce qu’elle a accompli. Elle est reconnaissante à FINCA pour ce qu’elle a accompli.

Grâce aux prêts de FINCA, Anarda est en mesure d’embaucher quatre personnes pour travailler avec elle pendant les saisons de récolte afin de ramasser les récoltes de sa ferme de maïs. Chaque récolte donne environ 4 000 livres de maïs.

“Les prêts de FINCA m’ont beaucoup aidée”, dit-elle. “J’ai pu aider mes six enfants à aller de l’avant et ils ont tous terminé leurs études. J’ai également pu acheter ces terres, qui appartenaient auparavant à mon beau-père.